BILOU
Moins de certitudes.
Plus d’imprévu.
Bilou ne construit pas vraiment ses tricks.
Il les lance.
Parfois trop tôt, parfois trop tard…
et parfois exactement au bon moment, sans qu’on sache pourquoi.
C’est chaotique. Désordonné. Presque instable.
Et des fois, ça marche.
Pas tout le temps. Mais quand ça passe, ça ressemble à un miracle.
Il y a toujours cette nervosité.
Ce besoin d’y aller, même quand ce n’est pas prêt.
Comme s’il cherchait quelque chose sans savoir quoi, sans savoir quand.
Parfois, ça déborde.
Un trick qui ne veut pas tomber, une sensation qui lui échappe… et la planche quitte ses pieds avec un peu trop d’élan.
Pas un geste réfléchi.
Un réflexe.
Comme si son énergie devait trouver sa place ailleurs.
Mais ça ne dure jamais longtemps.
Quelques secondes, et il revient déjà la chercher.
Un regard, un souffle, et ça repart.
Comme si, au fond, même dans l’énervement,
il n’avait jamais vraiment lâché.
Bilou est en chantier.
Il doute.
Il tente.
Il rate.
Il surprend.
Ses tricks sont à l’image de ses vêtements. Un jour clean, petite chemise et jean slim
Le lendemain improbable, maillot de la JSK et mini short
Comme s’il testait des versions de lui-même, sans encore choisir laquelle garder.
Ces moments où tout part,
où rien ne tient,
où même la planche finit par quitter les pieds.
Il se cherche comme il cherche sa board une fois éjectée.
Parce que parfois, il faut toucher le fond
pour retrouver l’élan.
Et chez Bilou, chaque noyade ressemble déjà au début de la remontée.