KABYLOU
Il est parti, trois ans.
Silence radio.
Quand Kabylou est revenu, c’était une transformation.
Techniquement, il ne reste plus grand chose.
Les gestes sont plus tendus.
Le timing parfois fébrile.
Mais dans les yeux ? Une densité nouvelle.
Une impatience presque dangereuse.
Il skate comme on règle des comptes.
Pas contre quelqu’un.
Contre le temps perdu.
Il drop comme si le spot lui devait quelque chose.
Comme si chaque trick était une declaration froide :
“Je suis encore la”
Kabylou reconstruit son skate à la force de la rage.
La technique reviendra.
La maîtrise aussi.
Mais cette flamme-là, celle qui brûle sans attendre l’autorisation,
c’est peut-être ça sa vraie évolution.